Billets d'humeur du mois de décembre 2017

Textes de Jean-Claude Carlier (Curé)


 

Dimanche 3 décembre

Un immense trésor ! Un écrin dans lequel nous avons grandi où nous nous sommes épanouis, dans la confiance. Certes, nos parents ne furent pas nos seuls éducateurs, nous avons eu d’autres formateurs, d’autres maîtres : les colos, les mouvements de jeunesse, nous ont beaucoup apporté. Un papa sociable, généreux prêt à rendre un service, une maman qui menait la barque, aimant recevoir, nous poussant à aller au bout de nos possibilités, beaucoup d’amour ! La Famille aujourd’hui est fragilisée, plus qu’hier sans aucun doute : en échec, en recomposition… elle engendre beaucoup de souffrances. Est-ce le souci de l’enfant qui est premier dans nos choix ? Ce que je sais, c’est que nous étions aimés par nos parents, choyés et que nous passions avant eux dans tous leurs choix de vie ! Parfois, j’ai l’impression que l’homme veut jouer à l’apprenti sorcier. Demain lorsque nous pourrons choisir le QI, la couleur des cheveux, le sexe de son enfant… pourquoi nous le refuser ? Pape François a affirmé que « tout ce qui est techniquement possible ou faisable n’est pas forcément éthiquement acceptable ». Soyons réalistes. Des familles vivent des situations difficiles. Des jeunes se cherchent une identité. Faisons attention de ne pas apporter plus de blessures par nos propos, nos convictions, nos combats, sans doute respectables… O joie ! Il y a des familles unies, des jeunes épanouis, des enfants heureux. Oui, la famille est un trésor ! Le Christ est venu partager notre humanité au cœur d’une famille… Que sa bénédiction repose sur toutes nos familles, quels que soient leurs histoires, leurs parcours, leurs destinées ! Chloé me disait: "J'espère qu'à Noël papa et maman vont se retrouver avec mes demi-frères et moi, pour une belle fête en famille".


 

Dimanche 10 décembre

Souvenirs ! Les enfants ignorent ce qu’est un tablier. L’utilisation principale du tablier de nos grands-mères était de protéger leur robe parce qu’elles n’en avaient que quelques-unes seulement et qu’il était plus facile de laver le tablier que la robe. Mais aussi, il servait comme gant pour enlever les plats chauds du four. Le coin du tablier était idéal pour sécher les larmes des enfants. Et à l'occasion, il était même utilisé pour nettoyer les oreilles sales. Dans le poulailler, le tablier était utilisé pour recueillir les œufs, les poussins difficiles et parfois pour transporter délicatement les œufs mi- éclos afin de terminer l’éclosion dans le four à basse température. Lors de la venue d’étrangers dans la maison, ce tablier était une cachette idéale pour les enfants timides. Et quand le temps se refroidissait, grand-mère l’enroulait autour de ses bras. Ces anciens tabliers ont essuyé plus d’un front en sueur, qui se penchait sur le poêle à bois chaud. Il servait aussi à transporter dans sa nappe le bois d’allumage et les bûches jusqu’à la cuisine. Dans le jardin, il a essuyé et transporté toutes sortes de légumes. Grand-mère s’en servait aussi pour casser les noix et séparer les petits pois de leur chambre verte. À l’automne, le tablier était utilisé pour transporter les pommes tombées des arbres. Quand le dîner était prêt, grand-mère sortait sur le porche, agitait son tablier haut la main afin que les hommes comprennent, du champ, qu’il était temps de rentrer pour le dîner. Jamais autre chose n’a remplacé ce bon vieux "tablier" qui a servi à de nombreuses fins.


 

Dimanche 17 décembre

"Tu visites la terre et tu l'abreuves, Seigneur" dit un psaume. C'est bien. Mais nous en avons tous, à certains jours, ras-le-bol de la pluie. Et pourtant: bienfaisante pluie! La pluie nous rappelle d’où nous venons : de l’eau. Nous sommes de l’eau. Et c’est pour cela qu'il nous arrive de pleurer. C’est pour cela que ne pas pleurer est aussi grave que lorsqu’il ne pleut pas. Lorsque l’homme se dessèche, lorsqu’il s’éloigne de ses racines, de son sang, de ses veines, de son cœur, il n'est plus qu'un désert sans désir. Posez donc vos mains sur votre cœur quand il pleut dehors : vous sentirez en lui une profonde gratitude, une allégresse d’enfant. Parce que la pluie est une fête pour les enfants, surtout pour ceux de la ville que nous avons abandonnés à la solitude des écrans. Ils doivent sortir dans la rue quand il pleut, il faut leur réapprendre à se mouiller sous la pluie, à marcher et à sauter dans les flaques. Pluie. Pluie. Ecoutons le message de la pluie. Il pleut afin que toute l’horreur et la douleur du monde puissent être lavées. Ce monde de la technique qui nous submerge en oublie de toucher et de respirer notre mère la terre. Un monde déconnecté de ce qu’il y a de plus réel: la vie, la nature. François d'Assise est un poète qui, comme les enfants, a connecté son cœur aux battements de la pluie et chante : " Loué sois-tu, Bon Seigneur par le Vent, la Pluie, la Brume et par notre Mère terre qui nous porte et nous recueille" Ne dites plus: "fichu temps!" mais "bienvenue ma sœur la pluie !"

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